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sábado, 5 de enero de 2013

Amour Secret - Víctor Hugo


Ô toi d'où me vient ma pensée, 
Sois fière devant le Seigneur ! 
Relève ta tête abaissée, 
Ô toi d'où me vient mon bonheur !

Quand je traverse cette lieue 
Qui nous sépare, au sein des nuits, 
Ta patrie étoilée et bleue
Rayonne à mes yeux éblouis.

C'est l'heure où cent lampes en flammes 
Brillent aux célestes plafonds ; 
L'heure où les astres et les âmes 
Échangent des regards profonds.

Je sonde alors ta destinée,
Je songe à toi, qui viens des cieux, 
A toi, grande âme emprisonnée, 
A toi, grand coeur mystérieux !

Noble femme, reine asservie, 
Je rêve à ce sort envieux
Qui met tant d'ombre dans ta vie, 
Tant de lumière dans tes yeux

Moi, je te connais tout entière 
Et je te contemple à genoux ; 
Mais autour de tant de lumière 
Pourquoi tant d'ombre, ô sort jaloux ?

Dieu lui donna tout, hors l'aumône 
Qu'il fait à tous dans sa bonté ; 
Le ciel qui lui devait un trône 
Lui refusa la liberté.

Oui, ton aile, que le bocage, 
Que l'air joyeux réclame en vain, 
Se brise aux barreaux d'une cage, 
Pauvre grande âme, oiseau divin !

Bel ange, un joug te tient captive, 
Cent préjugés sont ta prison, 
Et ton attitude pensive, 
Hélas, attriste ta maison.

Tu te sens prise par le monde 
Qui t'épie, injuste et mauvais. 
Dans ton amertume profonde 
Souvent tu dis : si je pouvais !

Mais l'amour en secret te donne 
Ce qu'il a de pur et de beau, 
Et son invisible couronne, 
Et son invisible flambeau !

Flambeau qui se cache à l'envie, 
Qui luit, splendide et clandestin, 
Et qui n'éclaire de la vie 
Que l'intérieur du destin.

L'amour te donne, ô douce femme, 
Ces plaisirs où rien n'est amer, 
Et ces regards où toute l'âme 
Apparaît dans un seul éclair,

Et le sourire, et la caresse, 
L'entretien furtif et charmant, 
Et la mélancolique ivresse 
D'un ineffable épanchement,

Et les traits chéris d'un visage, 
Ombre qu'on aime et qui vous suit, 
Qu'on voit le jour dans le nuage, 
Qu'on voit dans le rêve la nuit,

Et les extases solitaires, 
Quand tous deux nous nous asseyons 
Sous les rameaux pleins de mystères 
Au fond des bois pleins de rayons ;

Purs transports que la foule ignore, 
Et qui font qu'on a d'heureux jours 
Tant qu'on peut espérer encore 
Ce dont on se souvient toujours.

Va, sèche ton bel oeil qui pleure, 
Ton sort n'est pas déshérité. 
Ta part est encor la meilleure, 
Ne te plains pas, ô ma beauté !

Ce qui manque est bien peu de chose 
Quand on est au printemps vermeil, 
Et quand on vit comme la rose 
De parfums, d'ombre et de soleil.

Laisse donc, ô ma douce muse, 
Sans le regretter un seul jour, 
Ce que le destin te refuse 
Pour ce que te donne l'amour !

Aimons toujours ! Aimons encore! - Víctor Hugo


Aimons toujours ! Aimons encore !
Quand l'amour s'en va, l'espoir fuit.
L'amour, c'est le cri de l'aurore,
L'amour c'est l'hymne de la nuit.

Ce que le flot dit aux rivages,
Ce que le vent dit aux vieux monts,
Ce que l'astre dit aux nuages,
C'est le mot ineffable : Aimons !

L'amour fait songer, vivre et croire.
Il a pour réchauffer le coeur,
Un rayon de plus que la gloire,
Et ce rayon c'est le bonheur !

Aime ! qu'on les loue ou les blâme,
Toujours les grand coeurs aimeront :
Joins cette jeunesse de l'âme
A la jeunesse de ton front !

Aime, afin de charmer tes heures !
Afin qu'on voie en tes beaux yeux
Des voluptés intérieures
Le sourire mystérieux !

Aimons-nous toujours davantage !
Unissons-nous mieux chaque jour.
Les arbres croissent en feuillage ;
Que notre âme croisse en amour !

Soyons le miroir et l'image !
Soyons la fleur et le parfum !
Les amants, qui, seuls sous l'ombrage,
Se sentent deux et ne sont qu'un !

Les poètes cherchent les belles.
La femme, ange aux chastes faveurs,
Aime à rafraîchir sous ses ailes
Ces grand fronts brûlants et réveurs. 

Venez à nous, beautés touchantes !
Viens à moi, toi, mon bien, ma loi !
Ange ! viens à moi quand tu chantes,
Et, quand tu pleures, viens à moi !

Nous seuls comprenons vos extases.
Car notre esprit n'est point moqueur ;
Car les poètes sont les vases
Où les femmes versent leur coeurs.

Moi qui ne cherche dans ce monde
Que la seule réalité,
Moi qui laisse fuir comme l'onde
Tout ce qui n'est que vanité,

Je préfère aux biens dont s'enivre
L'orgueil du soldat ou du roi,
L'ombre que tu fais sur mon livre
Quand ton front se penche sur moi.

Toute ambition allumée
Dans notre esprit, brasier subtil,
Tombe en cendre ou vole en fumée,
Et l'on se dit : " Qu'en reste-t-il ? "

Tout plaisir, fleur à peine éclose
Dans notre avril sombre et terni,
S'effeuille et meurt, lis, myrte ou rose,
Et l'on se dit : " C'est donc fini ! "

L'amour seul reste. O noble femme
Si tu veux dans ce vil séjour,
Garder ta foi, garder ton âme,
Garder ton Dieu, garde l'amour !

Conserve en ton coeur, sans rien craindre,
Dusses-tu pleurer et souffrir,
La flamme qui ne peut s'éteindre
Et la fleur qui ne peut mourir !

Soneto Do Amor Total - Vinicius De Moraes


Amo-te tanto, meu amor... não cante

O humano coração com mais verdade...
Amo-te como amigo e como amante
Numa sempre diversa realidade.



Amo-te afim, de um calmo amor prestante
E te amo além, presente na saudade
Amo-te, enfim, com grande liberdade
Dentro da eternidade e a cada instante.



Amo-te como um bicho, simplesmente
De um amor sem mistério e sem virtude
Com um desejo maciço e permanente.



E de te amar assim, muito e amiúde
É que um dia em teu corpo de repente
Hei de morrer de amar mais do que pude.

Quien no ama no vive - Víctor Hugo

Quienquiera que fueres, óyeme:
si con ávidas miradas
nunca tú a la luz del véspero
has seguido las pisadas,
el andar süave y rítmico
   de una celeste visión;

O tal vez un velo cándido,
cual meteoro esplendente,
que pasa, y en sombras fúnebres
ocúltase de repente,
dejando de luz purísima
   un rastro en el corazón;

Si sólo porque en imágenes
te la reveló el poeta,
la dicha conoces íntima,
la felicidad secreta,
del que árbitro se alza único
   de otro enamorado ser;

Del que más nocturnas lámparas
no ve, ni otros soles claros,
ni lleva en revuelto piélago
más luz de estrellas ni faros
que aquella que vierten mágica
    los ojos de una mujer;

Si el fin de sarao espléndido
nunca tú aguardaste afuera,
embozado, mudo, tétrico
mientras en la alta vidriera
reflejos se cruzan pálidos
   del voluptuoso vaivén),

Para ver si como ráfaga
luminosa a la salida,
con un sonreír benévolo
te vuelve esperanza y vida
joven beldad de ojos lánguidos,
   orlada en flores la sien.

Si celoso tú y colérico
no has visto una blanca mano
usurpada, en fiesta pública,
por la de galán profano,
y el seno que adoras, próximo
   a otro pecho, palpitar;

Ni has devorado los ímpetus
de reconcentrada ira,
rodar viendo el valse impúdico
que deshoja, mientras gira
en vertiginoso círculo,
   flores y niñas al par;

Si con la luz del crepúsculo
no has bajado las colinas,
henchida sintiendo el ánima
de emociones mil divinas,
ni a lo largo de los álamos
   grato el pasear te fue;

Si en tanto que en la alta bóveda
un astro y otro relumbra,
dos corazones simpáticos
no gozasteis la penumbra,
hablando palabras místicas,
   baja la voz, tardo el pie;

Si nunca al roce magnético
temblaste de ángel soñado;
si nunca un Te amo dulcísimo,
tímidamente exhalado,
quedó sonando en tu espíritu
   cual perenne vibración;

Si no has mirado con lástima
al hombre sediento de oro,
para el que en vano munífico
brinda el amor su tesoro,
y de regio cetro y púrpura
   no tuviste compasión;

Si en medio de noche lóbrega
cuando todo duerme y calla,
y ella goza sueño plácido,
contigo mismo en batalla
no te desataste en lágrimas
   con un despecho infantil;

Si enloquecido o sonámbulo
no la has llamado mil veces,
quizá mezclando frenético
las blasfemias a las preces,
también a la muerte, mísero,
   invocando veces mil;

Si una mirada benéfica
no has sentido que desciende
a tu seno, como súbito
lampo que las sombras hiende
y ver nos hace beatífica
   región de serena luz;

O tal vez el ceño gélido
sufriendo de la que adoras,
no desfalleciste exánime,
misterios de amor ignoras;
ni tú has probado sus éxtasis
   ni tú has llevado su cruz.

viernes, 4 de enero de 2013

Claire de lune - Víctor Hugo


La lune était sereine et jouait sur les flots. -La fenêtre enfin libre est ouverte à la brise,La sultane regarde, et la mer qui se brise,Là-bas, d'un flot d'argent brode les noirs îlots.

De ses doigts en vibrant s'échappe la guitare.
Elle écoute... Un bruit sourd frappe les sourds échos.
Est-ce un lourd vaisseau turc qui vient des eaux de Cos,
Battant l'archipel grec de sa rame tartare ?

Sont-ce des cormorans qui plongent tour à tour,
Et coupent l'eau, qui roule en perles sur leur aile ?
Est-ce un djinn qui là-haut siffle d'une voix grêle,
Et jette dans la mer les créneaux de la tour ?

Qui trouble ainsi les flots près du sérail des femmes ? -
Ni le noir cormoran, sur la vague bercé,
Ni les pierres du mur, ni le bruit cadencé
Du lourd vaisseau, rampant sur l'onde avec des rames.

Ce sont des sacs pesants, d'où partent des sanglots.
On verrait, en sondant la mer qui les promène,
Se mouvoir dans leurs flancs comme une forme humaine... -
La lune était sereine et jouait sur les flots.

Chanson (L'Ame en fleur) - Víctor Hugo

Si vous n'avez rien à me dire,
Pourquoi venir auprès de moi?
Pourquoi me faire ce sourire
Qui tournerait la têter au roi?
Si vous n'avez rien à me dire,
Pourquoi venir auprès de moi?

Si vous n'avez rien à m'apprendre,
Pourquoi me pressez-vous la main?
Sur le rêve angélique et tendre,
Auquel vous songez en chemin,
Si vous n'avez rien à  m'apprendre,
Pourquoi me pressez-vous le main?

Si vous voulez que je m'en aille,
Pourquoi passez-vous par ici?
Lorsque je vous vois, je tressaille
C'est ma joie et c'est mon souci,
Si vous voulez que je m¿en aille,
Pourquoi passez-vous par ici?


CANCIÓN II (Traducción Salvador Díaz Mirón)
Si nada de mí queréis,
¿por qué os acercáis a mí?
Y si así me enloquecéis,
¿por qué me miráis así?
Si nada de mí queréis,
¿por qué os acercáis a mí?

Si nada intentáis decir,
¿por qué mi mano apretáis?
Del hermoso porvenir,
de la dicha en que soñáis,
si nada intentáis decir,
¿por qué mi mano apretáis?

Si queréis que aquí no esté,
¿por qué pasáis por aquí?
Sois mi afán y sois mi fe;
tiemblo al veros ¡ay de mí!
Si queréis que aquí no esté,
¿por qué pasáis por aquí?

A une femme - Víctor Hugo

Enfant! si j'etais roi, je donnerais l'empire,
Et mon char, et mon sceptre, et mon peuple  à genoux
Et ma couronne d'or, et mes bains de porphyre,
Et mes flottes, à qui la mer ne peut suffire
Pour un regard de vous!

Si j'étais Dieu, la terre et l'air avec les ondes,
Les anges, les démons courbés devant ma loi.
Et le profond chaos aux entrailles fécondes,
L'eternité, l'espace, et les cieux, et les mondes,
Pour un baiser de toi!




A UNA MUJER

¡Niña!, si yo fuera rey daría mi reino,
mi trono, mi cetro y mi pueblo arrodillado,
mi corona de oro, mis piscinas de pórfido,

y mis flotas, para las que no bastaría el mar,
por una mirada tuya.

Si yo fuera Dios, la tierra y las olas,
los ángeles, los demonios sujetos a mi ley.
Y el profundo caos de profunda entraña,
la eternidad, el espacio, los cielos, los mundos
¡daría por un beso tuyo!

martes, 1 de enero de 2013

Sophia De Mello Breyner Andresen - Biografía


[Sophia+M.B.1.jpg]


[Sophia+MB2.jpg]
Poetisa y cuentista Portuguesa nacida en Porto, de origen Danes por parte de su Padre. Nace en el seno de una familia aristocrática católica que influenció notablemente su personalidad.

El ambiente de su infancia se refleja en imágenes y ambientes presentes en su obra, sobretodo en los libros para niños. Los veranos que pasó en las playas y jardines de la casa de familia resurgen en evocaciones del mar y de los espacios de paz de gran amplitud.


Realizó estudios en Filología Clásica en la Facultad de Letras en la Universidad de Lisboa, mostrando gran interés por la cultura y civilización Griega, especialmente los mitos y el ideal de belleza que se hacen presentes en sus versos.

Intervino políticamente oponiéndose al régimen -Salazarista--, siendo cofundadora de la Comisión  Nacional de Socorro a los Presos Políticos, fue diputada y presidió el Centro Nacional de Cultura y la Asamblea General de la Asociación Portuguesa de Escritores.

En su actividad literaria y política, trabajó siempre por las ideas de justicia, libertad e integridad moral.  La depuración, el equilibrio y la limpieza del lenguaje poético, la presencia constante de la naturaleza, la atención permanente a los problemas trágicos de la vida humana son reflexiones de una forma clásica, con lecturas, por ejemplo, de Homero, durante su juventud. Colaboró en las revistas Cadernos de Poesía, Távola Redonda e Árvore y compartió con personajes de la literatura como Miguel Torga, Ruy Cinatti y Jorge de Sena.

Su producción lírica inicia en 1944 con la publicación de -Poesía-. Entre sus poemas más destacados se encuentran, O Dia do mar, Coral, No tempo Dividido, Mar Novo, O Cristo Cigano, Livro Sexto (Grande prémio de Poesia da Sociedade Portuguesa de Escritores), Geografia, Dual, O nome das Coisas (Prémio Teixeira de Pascoaes), Navegacoes e Ilhas.

En Prosa escribió O rapaz de Bronze, Contos Exemplares, Histórias da Terra e do Mar, y los cuentos infantiles A Fada Oriana, A menina do Mar, Noite de Natal, O Cavaleiro da Dinamarca y La Floresta.
También es autora de los ensayos Cecília Meireles, Poesia e Realidades y O nu na Antiguidade Clássica.

Tomado de la Biografía escrita en la página: astormentas.com

PORQUE - Sophia de Mello Breyner

Porque os outros se mascaram mas tu não 
Porque os outros usam a virtude 
Para comprar o que não tem perdão 
Porque os outros têm medo mas tu não 

Porque os outros são os túmulos caiados 
Onde germina calada a podridão. 
Porque os outros se calam mas tu não. 

Porque os outros se compram e se vendem 
E os seus gestos dão sempre dividendo. 
Porque os outros são hábeis mas tu não. 

Porque os outros vão à sombra dos abrigos 
E tu vais de mãos dadas com os perigos. 
Porque os outros calculam mas tu não. 

MAR - Sophia de Mello Breyner

Mar, metade da minha alma é feita de maresia 
Pois é pela mesma inquietação e nostalgia,
Que há no vasto clamor da maré cheia,
Que nunca nenhum bem me satisfez.
E é porque as tuas ondas desfeitas pela areia
Mais fortes se levantam outra vez,
Que após cada queda caminho para a vida,
Por uma nova ilusão entontecida.

E se vou dizendo aos astros o meu mal
É porque também tu revoltado e teatral
Fazes soar a tua dor pelas alturas.
E se antes de tudo odeio e fujo
O que é impuro, profano e sujo,
É só porque as tuas ondas são puras. 

ROSTO - Sophia de Mello Breyner

Rosto nu 
na luz directa. 
Rosto suspenso, 

despido e permeável, 

Osmose lenta. 
Boca entreaberta como se bebesse, 
Cabeça atenta. 
Rosto desfeito, 
Rosto sem recusa onde nada se defende, 
Rosto que se dá na duvida do pedido, 
Rosto que as vozes atravessam. 
Rosto derivando 
lentamente, 
Pressentindo que os laranjais segredam, 
Rosto abandonado e transparente 
Que as negras noites de amor em si recebem 
Longos 
raios de frio correm sobre o mar 
Em silêncio ergueram-se as paisagens 
E eu toco a solidão como uma pedra. 
Rosto perdido 
Que amargos ventos de secura em si sepultam 
E que as ondas do mar puríssimas lamentam.

LIBERDADE - Sophia de Mello Breyner






Aqui nesta praia onde 
Não há nenhum vestígio de impureza, 
Aqui onde há somente 
Ondas tombando ininterruptamente, 
Puro espaço e lúcida unidade, 
Aqui o tempo apaixonadamente 
Encontra a própria liberdade. 

BEBIDO O LUAR - Sophia de Mello Breyner

Bebido o luar, ébrios de horizontes, 
Julgamos que viver era abraçar 
O rumor dos pinhais, o azul dos montes 
E todos os jardins verdes do mar. 

Mas solitários somos e passamos, 
Não são nossos os frutos nem as flores, 
O céu e o mar apagam-se exteriores 
E tornam-se os fantasmas que sonhamos. 

Por que jardins que nós não colheremos, 
Límpidos nas auroras a nascer, 
Por que o céu e o mar se não seremos 
Nunca os deuses capazes de os viver.

AS ROSAS - Sophia de Mello Breyner


Quando à noite desfolho e trinco as rosas
É como se prendesse entre os meus dentes
Todo o luar das noites tranparentes,
Todo o fulgor das tardes luminosas,
O vento bailador das Primaveras,
A doçura amarga dos poentes,
E a exaltação de todas as esperas.

ANTÍNOO - Sophia de Mello Breyner


Bajo el peso nocturno del cabello
O bajo la luna diurna de tu hombro
Busqué el orden intacto del mundo
La palabra no escuchada

Largamente bajo el fuego o bajo el vidrio
Busqué en tu rostro
La revelación de dioses que no conozco 

Pero pasaste a través de mí
Como pasamos a través de la sombra.


Traducción :Versión de Diana Bellessi (Tomado de amediavoz)

POEMA AZUL - Sophia de Mello Breyner


O mar

Beijando a areia
E o céu
A lua cheia
Que cai no mar
Que abraça a areia
Que mostra ao céu
E à lua cheia
Que prateia
Os cabelos do meu bem
Que olha o mar
Beijando a areia
E uma estrelinha
Sôlta no céu
Que cai no mar
Que abraça a areia
Que mostra ao céu
E à lua cheia
Um beijo meu

lunes, 17 de diciembre de 2012

Não voltarei a esse corpo - Maria do Rosario Pedreira

Não voltarei a esse corpo; e não sei
se aqueles que o vestiram antes e depois
de mim souberam nele o verdadeiro calor
e lhe conheceram os perigos, os labirintos,
as pequenas feridas escondidas. Não voltarei
provavelmente a sentir a respiração
palpitante desse corpo, desse lugar onde as ondas
rebentavam sempre crespas junto do peito, do meu peito
também, às vezes.
Uma noite outro corpo virá lembrar essa maresia,
o cheiro do alecrim bruscamente arrancado à falésia.
E eu ficarei de vigília para ter a certeza de quem me recolheu,
porque os cheiros tornam os lugares parecidos, confundíveis.
Quando a manhã me deixar de novo sozinha no meu quarto
trocarei os lençóis da cama por outro, mais limpos.

jueves, 13 de diciembre de 2012

Faust, Fernando Pessoa


Me gustó mucho esta poesía y la busqué en Portugués, pero no la encontré. Cuando la tenga cambio la versión. En Italiano también es preciosa... las expresiones de amor son muy dulces


Dubiti Amore Mio?
Temi forse che la mia timidezza
che viene dall’Amore, io non so come, sia
indifferenza.. NO.. ah, non pensarlo!
Io non ho l’osare ne’ l’ardore
di certe donne, tremo di me stessa
e del mio amore, e non lo so perchè….
Ma ti amo…
Se ti amo perchè dubiti di me?
Ah Faust, se le parole
possono portare in sè l’anima,
se l’amore questo amore come io lo sento,
lo si può dire senza tentennamenti,
se quello che sento nell’animo a vederti
nell’avvertire i tuoi passi, nel pensare
a te, amore, a te; se gli sguardi, i baci
possono palesare l’amore, tutto l’amore:
devi credere che le mie parole, i miei baci,
il mio sguardo hanno quell’amore.
Se non riesco a gridare:
amore, amore, ardentemente e smisuratamente,
con la voce in fuoco,
è perchè dentro di me nasce un pudore
di dirlo troppo forte. (ma non credere
che sia perchè ti amo poco, che invece
è l’amarti molto, così come ti amo)
Se non lo faccio, non dubitare, no..
E più non so dire; non l’ho imparato,
perchè l’amore non parla, non può
raccontare se stesso, chè non sarebbe
amore, o almeno questo amore che sento.
Non so, non so dirtelo… Non dubitare!
Forse fredda sembro agli occhi tuoi;
ma non dubitare che soffra molto, molto
perchè tu dubiti.

[Fernando Pessoa, Faust]

domingo, 9 de diciembre de 2012

APUNTES EN EL CUADERNO 2

Recogiendo aquí y allá  poemas sencillos con algo de belleza:


Te contaré deseos en tus labios,
el placer será mi arma para soñar, 
recorreré tu alma 
y secuestraré tu amor. 
No habrá rescate: 
sólo la pasión.

Para seguir soñando

Sabes a silencio y a sueños,
con melodías de ternura
y tacto de deseo,
sabes a mi mundo,
a todo lo que anhelo,
sabes a amor, a mi amor .

Y cuando las palabras se pierden en la distancia, unas tocan el alma

Ahora puedo oírte,
puedo sentir tu silencio,
puedo recorrer tus besos
y soñar tus labios,
puedo hasta escuchar tu melodía,
aún cuando estés lejos
y seas todo nostalgia.

El amor y la pasión cuando perviven uno al lado del otro, es perfecto

Cuando tu beso es una caricia
cuando es un despertar contigo,
si una sonrisa es un motivo
y un silencio tu añoranza,
cuando tú amor me manda
y yo obedezco con pasión,
entonces sigo amándote.

jueves, 6 de diciembre de 2012

RIMA LI - Gustavo Adolfo Bécquer

De lo poco de vida que me resta
diera con gusto los mejores años,
por saber lo que a otros
de mí has hablado.

Y esta vida mortal, y de la eterna
lo que me toque, si me toca algo,
por saber lo que a solas
de mí has pensado.

RIMA IX - Gustavo Adolfo Bécquer

Besa el aura que gime blandamente
las leves ondas que jugando riza;
el sol besa a la nube en occidente
y de púrpura y oro la matiza;
la llama en derredor del tronco ardiente
por besar a otra llama se desliza;
y hasta el sauce, inclinándose a su peso,
al río que le besa, vuelve un beso.



UN POEMA TAN ESPECIAL

Deste-me um beijo e vivi
Na forca que veio de ti
Encontrei a fe perdida
Negando o barro e o mito

O meu corpo feito grito
Pediu a vida mais vida

Acontedemos num so
Sob a luz do mesmo sol
Cores do mesmo matiz
Razoes do uma so razao
Pedacos do mesmo chao
Troncos da mesma raiz

Da-me as caricias mais gratas
As tuas maos regressadas
Vindas do fundo do tempo
Mil madrugadas esperei
Presenca viva que sei
Amor com forca do vento

E o meu corpo feito grito
Teve forca de granite
Forca que veio de ti
Encontrei a fe perdida
Pedi a vida mais vida
Deste-me um beijo e vivi


Vasco Lima Couto